Activité physique adaptée : bouger quand on a mal
23 avril 2026 · 2 min de lecture

Quand on a mal au dos, l’instinct dit de ne plus bouger. C’est logique, c’est humain, et c’est la pire chose à faire. La peur du mouvement, la kinésiophobie, pour employer le terme technique, est le facteur qui prédit le mieux la chronicisation d’une douleur musculosquelettique.
L’activité physique adaptée part d’un principe simple : on peut toujours bouger, il suffit de trouver le bon dosage. Pas de performance, pas de record. Juste du mouvement, calibré en fonction de ce que le corps tolère, avec une progression douce.
Les données sont formelles. Les patients lombalgiques qui reprennent une activité physique progressive récupèrent plus vite, ont moins de récidives et rapportent une meilleure qualité de vie que ceux qui restent au repos. L’exercice ne guérit pas la lésion plus vite, il recalibre le système nerveux, restaure la confiance dans le mouvement et casse le cercle peur-douleur-immobilité.
Le secret de l’APA est la graduation. On commence par ce qui est facile et indolore. On augmente par paliers. On ne force jamais. Si un mouvement fait mal, on réduit l’amplitude ou la charge, mais on ne s’arrête pas. L’objectif n’est pas l’absence de douleur pendant l’exercice, c’est l’absence de peur.