Pourquoi 8 000 pas par jour ? Ce que dit (vraiment) la science
9 juin 2026 · 2 min de lecture
Le chiffre des « 10 000 pas par jour » a été popularisé dans les années 60 par une campagne marketing japonaise pour un podomètre. Il n’a jamais reposé sur une étude scientifique à l’origine.
Les recherches récentes sont nuancées et plus rassurantes.
Ce que montrent les études 2020-2024
Plusieurs grandes méta-analyses (notamment celle publiée dans The Lancet Public Health en 2022 portant sur 47 000 adultes) montrent que :
- À partir de 4 000 pas par jour, le risque de mortalité prématurée diminue significativement par rapport aux sédentaires
- Le plateau de bénéfice se situe autour de 8 000 à 10 000 pas, selon l’âge
- Au-delà de 10 000 pas, le bénéfice supplémentaire est marginal, sauf si l’intensité augmente
Le seuil de 8 000 pas est aujourd’hui considéré comme un excellent objectif quotidien : assez ambitieux pour transformer le mode de vie, accessible sans bouleverser l’emploi du temps.
Pourquoi pas 10 000, pourquoi pas 5 000 ?
- 10 000 pas demandent en moyenne 1h30 de marche active. C’est beaucoup pour quelqu’un en sédentaire de bureau, et risque de décourager.
- 5 000 pas correspondent à un mode de vie urbain « normal » : trajets domicile-travail à pied + courses. C’est mieux que rien, mais ne suffit pas pour générer un effet santé marqué.
- 8 000 pas demandent environ 1h à 1h15 par jour, fractionnable en 2 ou 3 séquences. C’est le sweet spot.
Comment les atteindre sans souffrir
- Marcher entre 2 et 4 km/h en plus de votre quotidien suffit, pas besoin de courir
- Fractionnez : 20 min le matin, 20 min à midi, 20 min le soir
- Détournez vos trajets : descendre un arrêt avant, prendre l’escalier, longer le pâté de maisons
Et surtout : si vous faites 7 600 pas un jour, ce n’est pas un échec. La régularité compte plus que la précision.